Libre et distincte

SHANG JINGLAN (1596-1651) nous propose un sentiment d’une grande rareté: une veuve adresse à son mari défunt un poème pour réconforter. N’est-ce pas habituellement aux disparus que l’on implore de faire un signe qui allègerait le chagrin de ceux qui demeurent ici-bas ?
L’époux de Shang Jinglan connut huit ans de disgrâce avant de décèder; elle veut donc lui rendre ce chagrin supportable.

Tu m’as quittée, mais ton nom est immortel
Triste, je resterai toujours fidèle
Tu t’es sacrifié pour tes principes
Je continue de donner mon amour à nos enfants
Ta disgrâce appartient au passé
Maintenant, on élève une stèle à ta mémoire
Désormais, toi mort et moi vivante
Nous suivrons deux chemins différents
Mais ton intégrité et ma fidélité se nourriront toujours l’une de l’autre
   
[Nous devons cette découverte à Shi Bo: A Celui Qui Voyageait Loin, Paris, Editns Alternatives, 2000, p 76]

0 commentaire à “Libre et distincte”


  1. Aucun commentaire

Laisser un commentaire



La demoiselle et sa plume |
Au p'tit livre |
fanfala |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ma vie a moi
| Français sans fautes
| le livre du loup